Pratiquez, pratiquez, pratiquez !
Essayez d’écrire chaque jours quelques minutes pour qu’appliquer les techniques de bonne écriture devienne seconde nature. L’écriture est un talent acquis : avec un peu d’entraînement, les bonnes habitudes vont se former.
Un langage clair
Pour que votre texte soit clair, pensez à ce que vous diriez à un novice qui souhaite découvrir votre recherche. Si vous usez de trop de votre latin, vous risquez de perdre votre interlocuteur ! En vous entraînant à parler de votre recherche autour de vous, vous allez naturellement simplifier l’expression de votre pensée. Cet exercice vous aidera à nettoyer votre vocabulaire et rendre votre message plus direct. Votre texte aura l’air moins étoffé au départ, mais le travail d’édition viendra lui redonner de la couleur. Nous parlerons plus tard des techniques à appliquer. Tout d’abord, au moment de l’écriture de votre brouillon, dites ce que vous avez à dire le plus simplement possible.
Il est interdit d’ennuyer !
Un autre conseil, qui peut paraître absurde, est d’absolument s’interdire d’ennuyer. S’il faut au lecteur trois tasses de café pour se motiver à lire votre papier, vous avez fait quelque chose de faux. Il faut qu’activement, vous essayez de rendre votre texte intéressant. Vous connaissez votre sujet, votre aise et passion doivent se refléter dans vos écrits. C’est important et nous sommes tous concernés. Qui ne s’est jamais retrouvé devant une pile de journaux « à lire », désespéré par la tâche qui l’attend -et parfois même si le sujet est intéressant ou important- ? La raison de ce sentiment et simple, la plupart de ces textes sont inutilement compliqués et longs. Le but : pas vous, pas votre travail ! Il est tout à fait possible d’écrire un texte (même sur un sujet spécialisé), sans que cela ne cause de symptômes dépressifs chez le lecteur. Un sujet compliqué ne nécessite pas un texte compliqué (au contraire). Même si votre cible est un public entièrement initié, ils n’en restent pas moins humains, pensez à eux !
Commencez par un brouillon (et vite)
Souvent, les écrivains novices bâclent la révision de leur texte car ils ont passé trop de temps sur leur première version à peaufiner le langage. Faites l’inverse, écrivez votre brouillon très rapidement. Ne vous prenez pas la tête, dites les choses simplement. Dépêchez-vous d’avoir le message principal sur papier et rappelez-vous que l’étape à venir est chronophage et primordiale : avec votre première version en main, vous allez maintenant pouvoir donner de la texture et de la vie à votre écrit, couche après couche, révision après révision.
La révision
Soyez un éditeur sans scrupule. A ce stade, soyez cruels avec vos mots. N’hésitez pas à enlever des phrases entières, et beaucoup. Enlevez même celles qui ne semblent pas alourdir votre texte, puis relisez-vous (à voix haute c’est toujours mieux) et voyez si votre message passe plus simplement (vive ctrl + z quand la réponse est non). Votre texte gagnera ici en clarté et en élégance. Parfois il faut se faire violence, effacer son propre travail peut être difficile. Rappelez-vous que c’est où la magie opère et si cela ne suffit pas, faites appel à un éditeur (un ami, un professeur ou un professionnel). Un oeil neuf vous aidera à rapidement identifier ce qui bloque dans votre texte (ce qui est ennuyant ou incompréhensible). Astuce : trouvez quelqu’un d’honnête !