Vous trouvez tout cela trop long à lire? Il y a trop à retenir? Il est temps d’une synthèse.
En fouinant dans mes dossiers, je suis tombée sur un ouvrage que je considère clé concernant l’écriture universitaire et scientifique. Parcourir les pages de « Comment écrire une thèse » m’a donné envie de partager avec vous l’approche de son auteur, Umberto Echo.
Beaucoup connaissent le nom d’Umberto Eco grâce à sa nouvelle Le nom de la Rose -qui lui donna renommée internationale-; mais peu savent qu’en 1977 il publia un petit guide d’écriture pour ses étudiants. Je recommande chaudement ce pamphlet, facile à lire, toujours d’actualité et amusant. Ce post se sert des conseils qui y sont livrés pour vous donner une synthèse des principaux points abordés jusqu’alors.
1* Ne pas écrire de longes phrases. Les phrases plus petites sont plus simples à comprendre. Si seulement de longues phrases vous viennent à l’esprit, ainsi soit-il. Ecrivez-les dans votre brouillon et accourcirez-les par la suite.
2* N’hésitez pas à répéter le sujet plusieurs fois. Dans certains textes, le sujet se perd (soit dans des phrases trop longues, soit parce qu’il change en milieu de paragraphe). Répétez votre sujet toujours de la même manière, pour que le lecteur comprenne que vous faites référence à la même chose. Votre texte n’est ni un roman, ni de la poésie. Votre message est ce qu’il y a de principal, non la beauté de votre prose.
3* Ne mettez pas trop de pronoms.
4* Commencez souvent de nouveaux paragraphes. Vraiment souvent. Pour de vrai. Les gros blocs sont désagréables à lire.
5* Ecrire tout ce qui vous passe par l’esprit sur un premier brouillon (pour ne pas vous bloquer), puis faites le tri… massivement. Faites attention à enlever toutes digression afin de rester cibler sur le sujet de votre étude. L’étendue de vos connaissances annexes n’est pas le sujet de votre travail. Si des points vous semblent importants, mais qu’ils ne sont pas directement liés à vos hypothèses, vous mettrez (temporairement ?) en appendis.
6* Demandez à votre professeur de relire votre travail bien en amont de la date de rendu. Sa réaction et ses remarques vous aideront à améliorer votre écrit. Si votre professeur n’est pas disponible, un ami (ou un éditeur) est aussi une bonne option.
7* Nul besoin de commencer par le premier chapitre. Si vous êtes plus à l’aise sur une autre partie de votre travail, commencez par celle-ci. Vous gagnerez en confiance.
8* N’utilisez pas (trop) de langage figuratif. Les métaphores, comparaisons, onomatopées, ironies et autres peuvent être utiles (ou amusantes) mais, parce que votre texte doit être clair, préférez un langage référentiel, c’est-à-dire qui peut être reconnu de tous car toutes choses y sont appelées de leur nom le plus commun.
9* N’utilisez (presque) pas de points d’exclamations. Vous pouvez exceptionnellement utiliser des points d’exclamation pour souligner quelque chose de primordial. Dans une phrase telle que : « Attention, mélanger les substances X et Y génère des explosions ! » son usage serait justifié mais, le plus souvent, changer les points d’exclamations en simples points, rend le texte plus approprié et agréable à lire.
10* Définissez toujours les termes que vous utilisez pour la première fois. Si vous ne connaissez pas la définition du terme ne l’utilisez pas.
